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Enseignement
1. Le cours d'enseignement social
chrétien:
2. Plan du cours
de l'année
3. Bibliographie
4. L'actualité de l'enseignement social
chrétien. Méthode et démarche
5. Readers
des textes du cours
1. Le cours d'enseignement social
chrétien:
Le CIDRESOC (Centre de Documentation
et de Recherche en Ethique Sociale Chrétienne) est un Centre interdisciplinaire de la
Faculté de théologie de l'Université de Fribourg. Chaque année, dans le cadre de ses
activités d'enseignement, le Cidresoc organise un cours sur l'Enseignement Social de
l'Eglise.
Ce cours cyclique - sous la responsabilité des Professeurs R. Berthouzoz op pour la
théologie, N. Michel pour le droit, J-J. Friboulet pour l'économie et F. Python pour
l'histoire fait systématiquement appel à des personnalités compétentes pour intervenir
sur l'un ou l'autre thème abordé dans le développement de la thématique annuelle.
En alternance sur deux ans ces cours-conférences proposent une introduction à
l'enseignement social chrétien et un approfondissement dans une thématique
particulière. L'année académique 1996-97 a porté sur les textes fondateurs de
l'enseignement social et les contextes dans lesquels ils s'inscrivent (cours
d'introduction). En 1997-98, nous avons traité du bien commun (cours
thématique). L'année académique 1998-99 se penche sur l'histoire et le sens de
l'enseignement social (cours d'introduction).

Début
3. Bibliographie
(Télécharger. Word 97)
I Ouvrages généraux
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 | CELAM, (éd.), La dimensión social de la pastoral.
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 | CELAM, (éd.), La migración. Aspectos bíblicos,
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 | CELAM, (éd.), Nuevo desarrollo con justicia social.
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II Articles récents sur
lenseignement social chrétien
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211-220. |
 | BONIN, P.-Y., « La justice en tant
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 | CAMPANINI, G., « Il magistero sociale della
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 | CARONELLO, G., « Solidarietà e giustizia nel
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 | HOLLENBACH, D., « Mercantilismo y doctrina
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 | JIMÉNEZ AMBEL, F., « Doctrina social de la
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 | ROSAS, J., « Justiça e pluralismo: o novo
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 | SÉGUY, J., « Christianisme, économie et
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 | WILHELMS,G., « Wie kann "systemische
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 | WILKINS, B. T., « A Third Principle of
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 | BORMANS , C., Relations de travail et mondialisation,
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 | BRESSON, Y., Le partage du temps et des revenus, Paris,
1994. |
 | CALVEZ, J-Y., Nécessité du travail, disparition d'une
valeur ou redéfinition ?, Paris, 1997. |
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changer le travail, Paris, 1993. |
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 | PASSET, R., Production, emploi, revenu : le divorce,
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 | PELISSIER, J., Droit de l'emploi : insertion, réinsertion,
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 | VATIN, F., Le travail, sciences et société : essais
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 | |

Début
4. Lactualité de
lenseignement social chrétien.
Méthode et démarches
Par Roger
BERTHOUZOZ, O.P.
Le souci des plus pauvres, des marginaux et des exclus est tellement au
coeur de lEvangile et de lannonce du Règne de Dieu quil fait
lobjet de la première béatitude (Lc 6, 20; Mt 5, 7). LEvangile de Matthieu
le signifie comme critère du jugement dernier (Mt 25, 31-46) avec tout le poids donné
aux ultimes paroles de Jésus avant sa passion et sa résurrection. Présent dans les
premières communautés chrétiennes, il se développe à mesure que progresse
lévangélisation et souvre aux problèmes posés par les structures mêmes de
la société, dans lEmpire romain, en ce quelles avaient dinjuste
produisant la misère et lexclusion .
A chaque époque de lhistoire, le peuple de Dieu et ses
pasteurs ont manifesté la conscience des responsabilités sociales engagées par la foi
et le commandement de lamour inconditionnel du prochain, particulièrement de celui
qui est en situation de détresse (cf. Lc 10, 29-37). A lépoque moderne, la
question sociale, devient plus urgente à la suite de la révolution industrielle et prend
une extension nouvelle avec lémergence du prolétariat ouvrier. Les circonstances
politiques déterminées par la Révolution française rendront plus difficile le
discernement dans laction de lEglise. Les conditions de vie et la misère
effrayante des ouvriers susciteront lengagement déterminé de laïcs, de prêtres
et dévêques, peu suivis dabord par lensemble des communautés
chrétiennes en raison de la confusion des intérêts politiques, mais écoutés dans la
mesure où leur parole prophétique dénonçait une situation intolérable.
LEncyclique « Rerum Novarum » (1891) de Léon XIII recueille ce
quil y a de meilleur et de plus pertinent dans cette réflexion et surmonte
lalternative qui divisait les esprits entre un front conservateur, le catholicisme
libéral et un socialisme doctrinaire. LEncyclique inaugure, de façon systématique
une approche qui va marquer tout lenseignement social chrétien durant notre
siècle. Elle se caractérise par une triple attitude :
 | elle propose une doctrine positive en abordant la question sociale à
propos de la condition des ouvriers, ne se limitant pas à condamner les erreurs (celles
du socialisme doctrinaire et du libéralisme sauvage) mais en énonçant les exigences
chrétiennes en matière déconomie et de politique ;
|
 | elle veut réconcilier lEglise et le monde moderne issu des
mutations du XIXe siècle en ces domaines ;
|
 | elle affronte les problèmes sociaux qui demandent une action de la
part des chrétiens et dans toute la société, aussi bien au niveau des institutions de
lEtat quà celui des groupes constitués, en particulier des patrons et des
ouvriers. Les éléments essentiels de la méthode et des démarches mises en oeuvre par
lenseignement social chrétien tout au long du XXe siècle sont présents dans le
texte de Léon XIII. Nous les résumons dans le cadre limité de cette contribution.
|
Le fondement de lenseignement social chrétien
Il est constitué par le message de la révélation tel quil nous
est transmis dans la tradition vivante de lEcriture Sainte dont les pasteurs de
lEglise en union avec le Pape, pasteur universel, ont la responsabilité
ministérielle. Le Concile du Vatican II, dans la Constitution Gaudium et Spes
(1965) dégage clairement ce fondement : « Le Concile, témoin et guide de
la foi de tout le Peuple de Dieu rassemblé par le Christ, ne saurait donner une preuve
plus parlante de solidarité, de respect et damour à lensemble de la famille
humaine, à laquelle ce peuple appartient, quen dialoguant avec elle sur les
problèmes fondamentaux qui se posent à lhomme et aux sociétés humaines, en les
éclairant à la lumière de lEvangile, et en mettant à la disposition du genre
humain la puissance salvatrice que lEglise, conduite par lEsprit Saint,
reçoit de son Fondateur ».
Cest dans une attitude de dialogue, qui suppose laccueil et
lécoute de lautre que lEglise propose la lumière de lEvangile
qui éclaire, approfondit, radicalise les enjeux de lexistence humaine tels que les
aperçoit la raison. Ainsi en ce qui touche à la dignité inaliénable de chaque être
humain, les droits et les devoirs qui lui sont attachés, à son aspiration au
« bien-vivre », toutes réalités que reconnaît et désire lêtre
humain de bonne volonté, le message de lEvangile en dit le caractère
inconditionnel, lappel à les promouvoir pour tous les êtres humains. Il manifeste
encore la vocation transcendante qui leur est adressée et son accomplissement au-delà de
lhistoire dans la communion damour avec Dieu. Avec cette lumière,
lEglise est porteuse dune promesse, celle du soutien de la grâce, puissance
de salut et assistance dans lagir que donne le Christ et son Esprit qui est aussi
Celui de son Père.
« Rerum Novarum » n°1, exprime encore autrement et
de façon complémentaire le fondement de lenseignement social chrétien. Les
principes dune solution aux problèmes posés sont à rechercher « dans
la conformité à la vérité et à léquité ». Ce
fondement est ainsi désigné dans la capacité de la raison humaine à reconnaître ce
qui est vrai et à établir léquitable, orientée par les indications de la loi
naturelle inscrite par la Sagesse divine dans la création. Elle exprime en effet le droit
naturel de chaque être humain particulièrement et de ses sociétés. Beaucoup
déquivoques ont surgi à lépoque contemporaine à propos de
lutilisation des termes de « nature » et de « naturel » pour
traiter de problèmes éthiques concernant la personne humaine et la société. La nature
aujourdhui désigne ordinairement la dimension organique de lexistence humaine
marquée par le déterminisme, le hasard et la spontanéité vitale, préalables à
laction personnelle et susceptibles de la conditionner. Dans la tradition de pensée
de la théologie catholique au contraire, surtout celle qui se réfère à St.Thomas
dAquin, la « nature humaine » et le « droit naturel »
concernent lhomme dans la triple dimension de son existence naturelle, culturelle et
de liberté. Elle exprime à la fois la capacité originale et commune à chacun(e) de
chercher et de connaître la vérité par sa raison ainsi que celle détablir des
relations justes avec ses semblables, sans nier les différences légitimes qui existent
entre les cultures et les projets de société. Le sens de la référence au droit
naturel, dans les documents du Magistère, est de manifester le terrain commun dune
délibération et dune attestation de valeurs que peut reconnaître la raison,
ainsi, de façon exemplaire, la reconnaissance des droits de la personne humaine qui ne
sont daucune manière institués par la société.
Lenseignement social chrétien se présente donc comme une
confrontation permanente de toutes les réalités vécues dans la société avec la
lumière et le soutien de la grâce de lEvangile en vue détablir plus de
justice et de paix entre les humains, selon le dessein et la volonté de Dieu. Il est à
peine besoin de dire que si ce dessein est constant en sa source transcendante, il est
contingent dans sa réalisation et ne suit pas les voies dun progrès continu. Des
problèmes entièrement nouveaux surgissent, comme la été le développement de la
condition ouvrière au XIXe siècle, ou la prise de conscience du caractère mondial de la
question sociale au moins dès le milieu du XXe siècle. Dans le cadre de la civilisation
scientifique et technique, succède aux trente « glorieuses » une crise
aggravée par la ruine des systèmes de planification centrale en Europe centrale et
orientale. Cette crise débouche sur un malaise social de plus en plus inquiétant.
Malgré leurs richesses, nos sociétés connaissent un chômage croissant, des
phénomènes dexclusion avec une désarticulation de la solidarité et
leffacement de valeurs qui leur ont donné vie et dynamisme durant les dernières
décennies. Lérosion du sens et la perte de référence est au coeur de ce malaise
social. Lactualité de lenseignement social chrétien se mesurera à
lhorizon despérance et à lengagement nouveau quil pourra
susciter parmi les chrétiens et les hommes de bonne volonté.
La méthode de lenseignement social chrétien
Nous venons dévoquer un certain nombre de situations qui ne
rendent pas justice à lhumain et qui font problème. La première tâche de
lenseignement social est celle dune analyse sérieuse de la réalité
considérée, en particulier des déficiences quelle présente, des insatisfactions
voire des dénis de justice que lon peut objectivement constater. Il sagit
ensuite de dégager les problèmes et les questions posés du point de vue éthique par
cette analyse de la situation. La recherche dune orientation pratique pour la faire
évoluer positivement entraîne la question de savoir quelle doit être laction à
entreprendre et celle-ci en comprend une autre, celle de choisir et de mettre en oeuvre
des moyens qui soient justes cest-à-dire respectueux des droits et des devoirs des
personnes et des groupes.
Ainsi, du point de vue éthique, à partir de lanalyse de la
situation et pour définir des orientation pratiques, la méthodologie de
lenseignement social comportera trois moments de référence et de réflexion, qui
ont été indiqués par Paul VI dans la lettre « Octogesima adveniens »
(1981) n° 4 : « Il revient aux communautés chrétiennes danalyser
avec objectivité la situation propre de leur pays, de léclairer par les paroles
inaltérables de lEvangile, de puiser des principes de réflexion, des normes de
jugement et des directives daction dans lenseignement social de lEglise
tel quil sest élaboré au cours de lhistoire ».
Dans un premier moment il sagira de dégager les principes
fondamentaux, fondés sur la foi et la révélation qui mettent en évidence les
valeurs et les exigences inconditionnelles de justice à inscrire dans la contingence des
cultures et de lhistoire.
Le premier de ces principes fondamentaux est celui de la dignité
inaliénable de chaque personne humaine, créée « à limage de Dieu »
(Gn 1, 26-27) et des droits imprescriptibles qui lui sont attachés. Le caractère absolu
de la dignité humaine est fondé sur la foi en la création, mais il nest pas
inaccessible à la raison, ainsi quen témoignent les Déclarations des droits de
lhomme, en particulier celle de lONU (1948) sans référence explicite à Dieu
Créateur ou à un Absolu transcendant. On voit ici quil ny a pas
dopposition entre la reconnaissance de droits fondamentaux par la raison et le
message de la Révélation. Jean XXVIII le notait expressément dans « Pacem in
terris » (1963) nn. 9-10. Il y va plutôt dune radicalisation du fondement
reconnu et confessé de la dignité humaine. Parmi les principes fondamentaux mis en
oeuvre dans les documents du magistère pontifical et épiscopal on peut noter : la socialité
ou cohumanité (Mitmenschlichkeit) qui caractérise lêtre humain, envisagé non
comme un individu abstrait, mais toujours engagé dans des relations humaines et sociales
(conjugalité en Gn 1, 27 ; 2, 18-25 ; filiation ; appartenance à un
groupe humain ou à une cité etc...) ; le bien commun comme fondement
de lordre socio-politique ; la solidarité et la subsidiarité
comme principes régulateurs de la vie sociale ; le principe de communauté sociale
comportant le primat des personnes sur les structures et les institutions ; la participation
sociale ; la destination universelle des biens de la terre ainsi
que toutes les valeurs de justice qui sexpriment au travers de ces principes. La
réflexion visant à cerner les enjeux éthiques fondamentaux et les valeurs à promouvoir
devra sétablir sur un système de principes convergents applicables à la question
étudiée.
En un deuxième moment ces principes fondamentaux doivent pouvoir
sappliquer à des personnes et à des sociétés dans la contingence de leur culture
et de leur histoire. Ce sera le lieu délaborer des normes pratiques qui
visent à mettre en relation labsolu des principes et le relatif des situations.
Ainsi, par exemple, dès « Rerum Novarum » sest posée la
question darticuler le principe de la destination universelle des biens de la terre
et le régime de la propriété privée à lorigine de la condition misérable des
populations ouvrières, en raison de la pratique adoptée par les patrons industriels.
Léon XIII définit alors comme norme pratique, de droit naturel, le droit de
propriété privée et cela contre le rejet de cette institution par le socialisme (cf.
« Rerum Novarum » n° 7) et simultanément il établit le droit
du travail, qui donne lieu à dautres normes pratiques liées à
lévolution intervenue avec lapparition de l'emploi industriel. Ces normes
pratiques sont constantes, cest-à-dire applicables à toutes les situations
humaines où se pose la question envisagée, ici celle de la propriété privée et celle
du droit des travailleurs. Le problème sera dassurer la cohérence des différentes
normes pratiques orientant le jugement éthique.
Enfin, à un troisième niveau, il sagit dénoncer des
directives daction sinspirant des principes fondamentaux et orientées par
les normes pratiques. Il sagit de concrétiser le jugement éthique dans la
décision et laction effective. Se pose en particulier la question des moyens mis en
oeuvre et surtout le redoutable dilemme du préférable, là où il ny a pas la
simple alternative dune action bonne et dune action mauvaise. A ce troisième
niveau doivent être affrontés aussi les conflits de conscience et de valeurs, ainsi
lorsquil faut choisir de sauver la vie dune mère ou celle de son enfant ou
lorsquil sagit dassurer le bien ou les droits légitimes dune
minorité et ceux de la majorité. Lenjeu est de rendre justice à lhumain et
de prendre en compte la réalité telle quelle est, en vue dy inscrire des
espaces de dignité, de respect, de liberté et de justice sociale. Il est important de
constater que la visée des directives daction demeure linconditionnel des
principes et la constance des normes, mais leur validité sera conditionnelle et relative
à une situation particulière. Il arrive en effet que face à un même état de fait et
mettant en oeuvre les mêmes normes, la question concrète de lagir juste reçoive
des réponses légitimement différentes.
Conclusion
Dès ses origines modernes, lenseignement social de lEglise
relève de la responsabilité pastorale du Pape et des évêques. Essentiellement parce
quil appartient à leur mission dévangélisation de dire une parole afin que
la dignité de lhomme qui est le premier des principes fondamentaux soit respectée,
rétablie là où elle est bafouée et promue dans toutes les sociétés ainsi que le
rappelle avec insistance Jean-Paul II, à la suite de ses prédécesseurs, du Concile du
Vatican II et du Synode des évêques sur la justice (1971)(cf. « Sollicitudo rei
socialis » n°41).
Suivant les indications de Paul VI, dans la lettre « Octogesima
adveniens » citée plus haut, lactivité des évêques et des conférences
épiscopales est non seulement reconnue par le Pape, en matière denseignement
social, mais elle est exigée pour les situations variées dans lesquelles vivent les
chrétiens qui rendent difficile lénoncé dune parole unique et la
proposition de solutions qui aient valeur universelle. « Telle nest pas
notre ambition, ni même notre mission » dit Paul VI (cf. lettre citée
n°4). Cest ainsi que, surtout à partir du Concile du Vatican II, mais en fait dès
la publication de « Rerum Novarum » sest développée
lexpression du magistère épiscopal en matière sociale, dans chaque continent. Le
Centre de documentation et de recherche en éthique sociale chrétienne de
lUniversité de Fribourg a élaboré un Répertoire de ces documents depuis
un siècle, qui marque la vitalité et lactualité de ces interventions. Il demeure
que toutes les communautés chrétiennes en solidarité avec les hommes et les femmes de
bonne volonté sont appelées à lengagement et à la réflexion pour que se
réalise le dessein damour de Dieu dans nos sociétés et que saccomplissent,
dans la justice, leurs aspirations.

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